Décrouvrir Bonifacio tout en apprenant son histoire

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Quelques généralités sur la cité des falaises

Bonifacio (Bonifaziu en Corse) est la ville la plus au sud de toute la France métropolitaine. La (haute) ville que vous allez visiter est relativement petite, elle est formée par une citadelle s’étendant sur l’entièreté d’une presqu’île d’environ 1500 mètres sur 200. Malgré cela, la commune est gigantesque ! En comptant sa campagne, Bonifacio est plus grand que Paris intra-muros (138 km2 contre 105 pour la capitale).

La citée est fondée entre
828 et 833 par le marquis
Boniface de Toscane, mais le site est occupé depuis le Néolithique ; la plus vielle dépouille de Corse étant « la dame de Bonifacio », trouvée proche du port. Son squelette, en très bon état, est daté de 6500 à 7000 avant J-C.

La ville se situe sur une zone géographique qui a de tout temps constitué, à l’instar de la Corse entière, un intérêt géostratégique considérable. Ainsi, elle a pu susciter les convoitises de toutes les puissances méditerranéennes : les thalassocraties italiennes (Gênes et Pise en particulier), l’empire Ottoman, le royaume d’Aragon puis l’Espagne, et bien sûr la France.

Pise et Gênes se sont disputé avec acharnement la ville. La première en était maîtresse

jusqu'à la fin du XIIe siècle, mais c’est Gênes qui en laissera la plus grande trace. La république ligurienne a construit et renforcé sans cesse la fameuse citadelle et est responsable de l’architecture de la vieille ville. La ville est sous domination génoise jusqu’en 1769 avant de passer sous l'étendard français.

La ville, par son patrimoine culturel, et surtout naturel, a su saisir les plus illustres hommes qui y sont passés : les deux empereurs Charles Quint et Napoléon Bonaparte par exemple ; mais également l’auteur Guy de Maupassant, qui subjugué par les lieux, a rédigé une nouvelle (une vendetta) se passant dans la ville. Dans un récit de voyage, l’écrivain Antoine Valery qualifia la ville de « capitale pittoresque de la Corse », mot aujourd’hui repris avec fierté par les bonifaciens.

Aujourd’hui, Bonifacio est une ville touristique de premier rang : elle est visitée par environ deux millions de touristes par an et son port de plaisance accueille les plus beaux yachts de méditerranée.

Sur votre parcours, pour aller plus loin :

La route que le petit train emprunte pour accéder à la citadelle date du Second Empire, où Napoléon III a engagé de nombreux travaux d’aménagement en Corse en vue de développer son île d’origine. Elle amène à « la porte de France ». Avant sa construction la citadelle ne comportait qu’une entrée unique : « La porte de Gênes » dont l’accès se fait par la montée Saint-Roch (dite la grimpette), aux pieds du bastion.

Le Bastion de l’étendard, le plus haut d’Europe, est le point de la citadelle le plus renforcé. Il vous est possible de le visiter envous rapprochant de l’office du tourisme (le bastion comporte plusieurs galeries souterraines et

des terrasses avec une vue panoramique à couper le souffle).

La chapelle Saint-Roch, « aurait été construite en témoignage de reconnaissance à l’endroit même où mourut la dernière victime de la peste de 1528. ... Plus probablement, cette chapelle a été érigée à l’endroit même où par pleines charretées, on venaitjeter, durant l’épidémie de la peste, les cadavres par-dessus la falaise. » François Canonici, Dictionnaire historique et toponymique des 1000 lieux-dits de Bonifacio.

Le monument au mort, érigé en 1932 à la mémoire des bonifaciens morts pour la France durant la grande guerre. C’est un monolithe taillé dans le granit au IIe siècle après J-C par les Romains. L’archipel servait en effet de carrière à l’Empire, qui ramenait ces imposantes colonnes pour d’éventuels travaux à Rome. Ce monument insolite sert aujourd’hui de monument aux morts pour les deux guerres mondiales.

Les remparts encerclent la totalité de la presqu’île, et témoignent des différents renforcements que les Génois y ont opérés au fil des ans. Le chemin de ronde que vous pouvez apercevoir en sortant du tunnel est long d’environ 300 mètres. Il constitue une promenade agréable mais assez abrupte, avec une vue permettant la surveillance du port durant l’intégralité.

Le cimetière marin, ou cimetière Saint-François, est classé parmi les cinq plus beaux de France. Il fut créé en 1823, alors qu’une loi interdisant les inhumations sous les églises venait d’être promulguée. « Le cimetière apparaît dans toute sa splendeur, sa magnificence, sa coquetterie à peine cachée sous une apparente indifférence. C'est alors qu'il explose comme un feu d'artifice en vous envoyant en pleine figure la somptuosité de ses tombeaux, pareils à de petites églises grecques, celle de ses sculptures, de ses pilastres, de ses colonnes et de ses frontons, de ses rosaces, de ses trèfles et de ses lys... » François Canonici, Le cimetière San Franzé de Bonifacio